Rien d'inventé, tout est vérifiable
Sur quoi repose notre ciel
Chaque point lumineux de notre carte est un objet réel, à sa position réelle, calculée par des méthodes publiées. Cette page liste nos sources, nos méthodes, notre précision mesurée — et nos limites, parce que l'honnêteté scientifique vaut aussi pour elles.
Les données
- Étoiles : base HYG v4.1 (licence CC BY-SA), compilation des catalogues Hipparcos (mission de l'Agence spatiale européenne, 1989-1993), Henry Draper et Yale Bright Star. Nous affichons les 8 920 étoiles jusqu'à la magnitude 6,5 — la limite de l'œil nu — avec pour chacune : position J2000, mouvement propre (μα·cos δ, μδ en mas/an), magnitude, indice de couleur B−V (dont dérive la teinte affichée) et type spectral.
- Soleil, Lune et planètes : éphémérides calculées en direct par Astronomy Engine (licence MIT), positions topocentriques (depuis votre lieu, pas depuis le centre de la Terre) avec correction d'aberration. Distances, magnitudes et phases proviennent du même moteur.
- Tracés de constellations : données du projet d3-celestial (BSD-3), conformes aux 88 constellations de l'UAI.
- Voie lactée : voile dessiné à partir des isophotes observés (5 niveaux de brillance) du même projet d3-celestial — pas d'une texture décorative. Le nuage de 9 000 points suit donc la vraie forme de la bande galactique : renflement doré du bulbe vers le Sagittaire, Grande Faille (les poussières sombres qui coupent la bande du Cygne à Ophiuchus), Nuages de Magellan dans l'hémisphère sud. Les tons suivent la perception réelle : voile laiteux argenté, réchauffé vers les nuages d'étoiles du centre. Comme dans le vrai ciel, elle n'apparaît qu'en nuit noire (Soleil sous −9°, pleinement visible à −18°, fin du crépuscule astronomique). Sa position est calculée par la même chaîne que les étoiles (précession comprise) et vérifiée par nos tests contre les coordonnées galactiques (pôle nord galactique RA 192,86°, Dec +27,13°).
- Textures de la Lune et des planètes : Solar System Scope (CC-BY 4.0), élaborées à partir des imageries des missions NASA (LRO pour la Lune, Viking/MGS pour Mars, Cassini pour Saturne…).
- Satellites : éléments orbitaux TLE des groupes « visual » (~150 satellites les plus brillants, dont l'ISS et Hubble) et « starlink » (constellation complète, plus de 10 000 unités), publiés par CelesTrak à partir des données NORAD/USSPACECOM, rafraîchis quotidiennement, propagés en direct par l'algorithme SGP4 (bibliothèque satellite.js, MIT) — précision kilométrique tant que les éléments ont moins d'une semaine. La visibilité affichée suit la vraie physique : un satellite ne se voit à l'œil nu que lorsqu'il est encore éclairé par le Soleil pendant que vous êtes dans la pénombre (test du cône d'ombre terrestre). Au-delà de 30 jours d'écart entre la date regardée et les éléments, les satellites sont masqués plutôt qu'affichés faux.
- Exoplanètes : uniquement les planètes confirmées de la NASA Exoplanet Archive (table pscomppars), rattachées à nos étoiles par leurs identifiants HIP/HD. Le badge « profil comparable à la Terre » applique un critère publié et vérifiable : rayon entre 0,5 et 1,6 rayon terrestre ET insolation entre 0,25 et 2 fois celle de la Terre. Le type affiché (rocheuse / super-Terre / type Neptune / géante gazeuse) suit la taxonomie de la NASA par rayon (seuils 1,25 / 2 / 6 rayons terrestres), avec repli par masse quand le rayon n'est pas mesuré. Aucune image : il n'existe à ce jour aucune photographie résolue d'exoplanète (au mieux quelques points de lumière en imagerie directe) — nous refusons les vues d'artiste.
- Astéroïdes et comètes : éléments osculateurs pleine précision de la JPL Small-Body Database, propagation képlérienne deux corps avec correction du temps de lumière — vérifiée contre l'éphéméride JPL Horizons : Cérès à 0,02′ (une seconde d'arc), Halley à ~10′ (ses éléments officiels datent de 1968). Les comètes quasi-paraboliques (e ≥ 0,9995) sont écartées plutôt qu'affichées approximativement ; la perturbation planétaire et le terme de phase des magnitudes ne sont pas modélisés (écarts ≤ ~0,5 mag). La queue des comètes actives est orientée à l'opposé du Soleil — sa vraie direction physique.
- Types d'étoiles : la description de chaque étoile (couleur, température, naine/géante/supergéante) est dérivée de son type spectral catalogué (classification de Morgan-Keenan, O B A F G K M + classe de luminosité I-V) — jamais rédigée à la main.
- Photographies de satellites : uniquement des photographies réelles prises dans l'espace (ISS par STS-132 en 2010, Hubble par SM4 en 2009 — NASA, domaine public). Pas de photo réelle disponible = pas d'image du tout.
Les méthodes
- Précession et nutation : les coordonnées J2000 des catalogues sont converties vers l'équateur de la date affichée (matrice de rotation d'Astronomy Engine) — indispensable dès qu'on voyage entre 1900 et 2100, où l'écart atteint 1,4°.
- Mouvement propre : les étoiles bougent ! Arcturus dérive de ≈ 3,8′ par siècle ; nous appliquons le mouvement propre de chaque étoile à l'époque que vous regardez.
- Réfraction atmosphérique : formule de Sæmundsson (conditions standard 10 °C / 1010 hPa), appliquée sous 25° d'altitude — près de l'horizon, l'atmosphère « relève » les astres d'environ un demi-degré.
- Jour et nuit : la couleur du ciel et la visibilité des étoiles suivent l'altitude réelle du Soleil, selon les crépuscules civil (−6°), nautique (−12°) et astronomique (−18°) — Vénus apparaît avant les étoiles faibles, comme dehors.
- Temps sidéral : temps sidéral apparent de Greenwich (Astronomy Engine) ramené à votre longitude.
Notre précision, mesurée
À chaque évolution du code, une suite de tests automatique compare notre pipeline d'affichage
à la référence Astronomy Engine (fonction Horizon, réfraction incluse) sur
des dizaines d'étoiles et quatre époques (1900, 1994, 2026, 2100).
Résultat courant : écart maximal 0,034° — un dixième du diamètre apparent de la
Lune, sous la taille d'un pixel à l'écran. Le mouvement propre est contrôlé sur Arcturus
(3,80′/siècle mesuré, valeur attendue ≈ 3,8′), et l'orientation de l'écran (ouest à droite
face au sud — le piège du « ciel en miroir ») est verrouillée par des tests dédiés.
Une seconde suite confronte la carte à des références indépendantes du moteur : positions publiées par SIMBAD (écarts mesurés ≤ 0,7″ sur les étoiles brillantes), formule du temps sidéral des manuels (IAU 1982, écart 0,004°), géométrie du midi solaire (altitude = 90° − latitude + déclinaison, exacte au millième), arithmétique des lunaisons pour la phase de la Lune, valeurs de réfraction publiées, recensements connus (24 étoiles < mag 1,5 ; 88 constellations). Si le moteur ou le catalogue déviaient, ces invariants le détecteraient.
Nos limites (connues et assumées)
- L'aberration stellaire annuelle (≤ 20,5″) n'est pas appliquée aux étoiles — invisible à l'écran.
- La réfraction suppose des conditions atmosphériques standard ; sous 3° d'altitude, tous les modèles du monde divergent de toute façon.
- La libration de la Lune et l'angle de position des pôles ne sont pas modélisés : la face visible affichée est la face moyenne, nord céleste en haut.
- L'inclinaison des anneaux de Saturne est illustrative (l'ouverture réelle varie sur 29 ans).
- Les tailles des astres à faible zoom sont des points lumineux stylisés (comme à l'œil nu) ; en zoomant, les disques retrouvent leur diamètre apparent réel.
- Aucun objet décoratif inventé : chaque point lumineux de la carte correspond à un objet réel référencé (étoile, corps du système solaire ou satellite). Les nébulosités d'ambiance qui habillaient les premières versions ont été retirées — seule la Voie lactée réelle (isophotes observés, décrite plus haut) habille désormais le fond.
Et la dénomination, alors ?
Dénomination symbolique enregistrée dans notre registre privé — non reconnue par l'Union Astronomique Internationale ni par aucun organisme scientifique officiel. La science ci-dessus garantit que l'étoile que vous nommez est réelle et à sa vraie place — pas que son nom devienne officiel. Personne ne peut vous vendre cela, et nous préférons vous le dire ici aussi.